Coupure de presse

Critique

par Serge Truffaut in Le Devoir (Québec), 10 octobre 2009 à propos de L’embarquée [3892]

Le 14 octobre prochain à eXcentris, la pianiste Marianne Trudel et l’harmoniciste Lévy Bourbonnais vont lancer officiellement leur album baptisé L’Embarquée, que l’on a vu dans les bacs d’Archambault mais pas dans ceux de HMV. Le prix: 14,99$. Voilà pour les infos factuelles. Passons à la musique. Ce que ce duo nous propose, c’est d’abord et avant tout des compositions originales. La plupart ont été écrites par Trudel. Trois autres ont été conçues avec Bourbonnais. Le résultat, ou plutôt l’esthétique, n’est pas sans rappeler celle exposée et défendue par certains artistes proches de John Zorn, certains artistes enregistrant pour Tzadik.

À l’harmonica, Bourbonnais a une approche qui nous a rappelé celle de l’accordéoniste Guy Kluvecek. De cet instrument physiquement petit, Bourbonnais extrait des sonorités prodigieuses, très étonnantes, ou plutôt très surprenantes. C’est le cas de le dire, c’est du jamais entendu. Et ça, c’est déjà beaucoup.

Au piano, Trudel affiche une sensibilité qui la distingue de beaucoup de pianistes locaux. De-que-cé? Son jeu n’a rien de scolaire. De statique. Bref, on ne s’ennuie pas même si la palette rythmique n’est pas archi-riche. Mais bon… Ils sont deux et seulement deux à faire un disque qui fait davantage écho à certains albums de Tzadik ou d’ECM qu’à ceux de Blue Note ou de Verve. En clair, L’Embarquée tient davantage de la musique actuelle que du jazz.

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