Press Clipping

Marianne Trudel: sept sur sept

by Alain Brunet in La Presse (Québec), March 24, 2011 on Espoir et autres pouvoirs [4426]

Le jazz local n’est pas toujours… local. Ce jeudi au Largo de Québec, ce vendredi à L’Astral dans le cadre du festival Jazz en rafale, le Marianne Trudel Septet présente un des rares projets de jazz d’ici dont le rayonnement peut déborder le cadre québécois ou canadien.

J’ai entendu ce septuor de Marianne Trudel il y a près de trois ans, au Lion d’or dans le cadre de l’Off Festival de jazz de Montréal. Excellent. Superbes arrangements inscrits dans la mouvance post-Gil Evans, je pense à la démarche générale de Maria Schneider, de l’album Oceanos de David Binney, de l’album 9 Levels de Greg Osby, du Christine Jensen Jazz Orchestra, pour ne nommer que les exemples de cousinage les plus évidents.

«Ce septuor représente tout l’amour que j’ai pour l’orchestration, l’arrangement, le timbre. J’ai toujours aimé les grands ensembles… beaucoup trop compliqués à faire vivre en termes logistiques. Le septet, donc, c’est un compromis pratique… et plus encore. Dans mon journal d’avril 2008, j’écrivais comment je voyais ma formation de rêve. C’est exactement de ce band que je rêvais! Sa musique est construite sur mesure pour les musiciens qui en font partie. J’ai composé et arrangé en pensant à eux, je me suis inspirée de leur personnalité pour les mettre en valeur. C’est pour moi le véhicule idéal entre écriture, arrangements et complicités individuelles.»

Ainsi, Marianne Trudel vient de lancer Espoir et autres pouvoirs, premier album de son septet sous étiquette Effendi, album dont elle a financé elle-même la production sans un rond de subventions. Cette matière sera présentée d’un océan à l’autre au cours des mois qui viennent. Ce jeudi et ce vendredi, les interprètes seront les suivants: Anne Schaefer (chant), Lina Allemano (trompette), Maude Lussier (cor), Dave Grott (trombone), Normand Guilbault (contrebasse), Philippe Melançon (batterie).

«C’est un super projet, un super band, c’est aussi une bouteille à la mer. Pas si évident que ça se rende aux oreilles qui l’aimeront mais bon, j’y crois très fort», conclut Marianne Trudel, à la fois inquiète et enthousiaste.

En attendant que la bouteille se rende à bon port, Marianne Trudel vient d’être choisie par l’American Composers Orchestra (New York) pour l’interprétation d’une commande d’œuvre en juin prochain. La pianiste montréalaise sera est la seule étrangère choisie parmi les Nicole Mitchell, Mark Helias et autres Rufus Reid pour ce programme inédit.

Voilà un autre indice qui ne ment pas.

Page press@4426 generated by litk 0.600 on Monday, November 20, 2017. Development & maintenance: DIM.