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La liberté comme inspiration

by Louis-Charles Mignot-Grenier in Quartier Libre #12:12 (Québec), February 23, 2005 on Espaces libres [3778]

Comme sa musique, Marianne Trudel est vive, passionnée. Boursière du Conseil des arts du Canada et du Conseil des arts et des lettres du Québec, elle étudie maintenant en ethnomusicologie à l’Université de Montréal. Le 1er février dernier, elle sortait un premier album, Espaces libres, produit et réalisé par elle-même. À 25 ans, elle est invitée par Charles Aznavour à l’accompagner au piano lors d’une tournée. Elle a donné des concerts en Europe et au Canada.

À Quartier Libre: Pourquoi avoir intitulé ton CD Espaces libres?

Marianne Trudel: Le premier aspect est artistique. Comme j’ai produit et réalisé l’album moi-même, j’avais envie de me laisser toutes les libertés. Au niveau musical, je ne voulais pas m’ancrer dans un créneau très précis. Ainsi, on y trouve du jazz, mais aussi des influences de la musique classique, de la musique du monde et de la musique actuelle. Le deuxième aspect concerne la nature. Il y a un fil conducteur dans l’album. Les notions de nature, d’espace et de liberté sont importantes pour moi. Voilà pourquoi le CD se nomme Espaces Libres.

QL: Pourquoi le jazz?

MT: Mon parcours n’est pas seulement jazz. J’ai d’abord étudié la musique classique au conservatoire de musique de Québec. Ensuite, j’ai étudié au Cégep de Ste-Foy en musique classique. C’est par la suite que j’ai décidé de bifurquer vers le jazz. Vers l’âge de sept ou huit ans, dans mes cours de piano, j’adorais improviser. Je suis donc allée en jazz principalement pour l’improvisation et la liberté qu’offre cette musique. L’improvisation offre aussi une très grande créativité.

QL: Que t’apportent tes études en ethnomusicologie?

MT: Ces études me permettent de situer la musique dans son contexte. J’ai toujours aimé la philosophie, l’histoire, la sociologie. En ethnomusicologie, on aborde la musique par rapport au rôle qu’elle joue dans la société. On l’aborde donc de façon historique, sociale, on regarde sa relation avec la politique. On regarde la musique autrement que comme un langage musical.

QL: Qu’est-ce que les différentes bourses reçues t’ont permis de faire?

MT: Cela m’a permis de former, entre autres, un ensemble de quinze musiciens avec un quatuor à cordes, des cuivres… Ç’a été une belle expérience de direction d’orchestre et d’écriture. Ces bourses m’ont aussi permis de faire un séjour à Paris pour aller étudier le tango et l’histoire de la musique argentine, avec Juan Carlos Cáceres. Enfin, j’ai fait un stage au Centre des arts de Banff en Alberta. J’ai été privilégiée.

QL: Qu’est-ce que ça fait d’être remarquée par Charles Aznavour et de jouer avec lui?

MT: Cela a été une surprise complète pour moi. La première fois que je suis allée à Paris, c’était pour découvrir cette ville. Après deux mois à Paris, Juan Carlos Cáceres, que j’ai rencontré, a aimé la façon dont je jouais. Il m’a proposé de faire une audition pour Aznavour qui cherchait alors un pianiste. Je suis allée à l’audition en me disant que je n’avais rien à perdre. J’y suis allée et tout s’est très bien déroulé. Aznavour m’a alors proposé de partir en tournée avec lui… au Canada! Ce fut une super belle expérience.

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